Panneau plexiglas d'affichage

Le plexiglas est un poly(méthacrylate de méthyle), abrégé PMMA. Il transmet 92 % de la lumière, soit plus qu'un verre clair, pèse moitié moins à épaisseur égale et résiste dix fois mieux aux chocs. Il ne jaunit pas sous ultraviolets, ce qui en fait le support des plaques professionnelles, des enseignes rétroéclairées et de la signalétique haut de gamme. Comptez 60 à 150 € le mètre carré découpé et imprimé.

Coulé ou extrudé : le premier arbitrage

Deux procédés de fabrication donnent deux produits distincts sous le même nom commercial. Le PMMA coulé, noté GS, polymérise entre deux glaces : masse moléculaire élevée, tolérance d'épaisseur de 10 %, découpe laser à chant poli, tenue à 90 °C. Le PMMA extrudé, noté XT, sort d'une filière : épaisseur régulière à 5 %, moins cher de 20 à 30 %, mais plus sensible aux solvants et aux contraintes internes lors du perçage.

Comparaison des deux qualités de plaque PMMA
CritèreCoulé (GS)Extrudé (XT)
Tolérance d'épaisseur± 10 %± 5 %
Découpe laserChant transparent poliChant laiteux, contraintes
Température d'emploiJusqu'à 90 °CJusqu'à 80 °C
Usinage et perçageSans fissurationRisque de micro-fissures
Prix indicatif du 3 mm45 à 70 €/m²32 à 50 €/m²

Pour un panneau simplement suspendu ou collé, l'extrudé suffit. Dès qu'il y a perçage, gravure, découpe à la forme ou chant apparent, le coulé évite les mauvaises surprises.

Ce que le PMMA apporte et ce qu'il ne supporte pas

La densité est de 1,19 g/cm³ : une plaque de 3 mm pèse 3,6 kg/m², une de 5 mm 5,9 kg/m², une de 8 mm 9,5 kg/m². À surface égale, un panneau de verre pèse plus du double. La transmission lumineuse de 92 % ne baisse quasiment pas avec le temps, les fabricants garantissant couramment trente ans sans jaunissement sur le coulé incolore.

Les faiblesses sont connues. La surface se raye au chiffon sec chargé de poussière : nettoyez à l'eau savonneuse tiède et au microfibre, jamais à l'alcool, à l'acétone ni au nettoyant à vitres ammoniaqué, qui provoquent un faïençage irréversible. La dilatation atteint 0,07 mm par mètre et par degré, d'où des perçages surdimensionnés de 2 à 3 mm. Enfin, le matériau est combustible : il se classe D-s3,d0 ou E en euroclasses et ne peut pas habiller librement les dégagements d'un établissement recevant du public.

Impression au verso et finitions

Sur un support transparent, l'impression se fait presque toujours en seconde surface : le visuel est imprimé en miroir au dos de la plaque, puis recouvert d'un aplat de blanc opaque. Le PMMA protège alors l'encre des rayures et des ultraviolets, et l'image gagne en profondeur. Le recto direct reste réservé aux plaques teintées et aux marquages partiels.

  • Teintes de masse : incolore, blanc opale diffusant pour les caissons lumineux, noir brillant, satiné dépoli anti-traces.
  • Découpe : laser CO₂ jusqu'à 10 mm sur le coulé, fraisage numérique au-delà, angles arrondis à 5 mm minimum pour éviter l'amorce de fissure.
  • Gravure : laser en surface pour un rendu dépoli, ou gravure au dos remplie de peinture pour les plaques de profession libérale, format usuel 30 × 20 cm.

Le fond opale de 3 mm est le standard des enseignes lumineuses et des caissons : il diffuse la lumière des LED sans laisser voir les points chauds, à condition de respecter 60 à 100 mm de recul entre les modules et la plaque.

Fixation, prix et réglementation

La pose de référence utilise quatre entretoises inox brossé de 13, 18 ou 25 mm de diamètre, déportant le panneau de 15 à 30 mm du mur. Le perçage se fait à faible vitesse, avec un foret métal réaffûté à 60° ou un foret spécial plexiglas, sur une chute d'appui. Pour les formats A4 et A3, les porte-affiches à ventouses ou à câbles tendus suffisent.

Côté budget, une plaque coulée incolore de 3 mm revient à 45 à 70 € le m², une plaque découpée et imprimée en seconde surface à 90 à 180 € le m², un jeu de quatre entretoises inox à 12 à 30 €. Les autres supports sont chiffrés sur la page prix d'un panneau d'affichage ; la préparation des fichiers est décrite sur faire imprimer un panneau.

Une plaque de plexiglas rétroéclairée portant le nom d'un commerce est une enseigne lumineuse au sens des articles L581-1 et suivants du Code de l'environnement. L'article R581-59 impose son extinction entre 1 heure et 6 heures du matin, sauf activité en cours à ces heures. L'installation est soumise à autorisation du maire et le manquement à l'extinction est puni de l'amende prévue pour les contraventions de la cinquième classe, soit 1 500 €. Un règlement local de publicité peut durcir ces horaires. Situation au 10 septembre 2026, à vérifier sur legifrance.gouv.fr.

Le plexiglas se prête aussi aux usages décoratifs : le panneau de mariage transparent gravé en est l'exemple le plus courant. Pour un affichage opaque exposé au vent, l'aluminium composite reste plus rigide à poids égal. L'ensemble des supports est comparé dans le guide de l'affichage.

Questions fréquentes

Plexiglas ou polycarbonate pour un panneau ?

Le plexiglas est plus transparent, plus rigide et ne jaunit pas, mais il casse net sous un choc violent. Le polycarbonate encaisse environ dix fois plus d'énergie et se plie à froid, au prix d'une transparence légèrement inférieure et d'un jaunissement en dix à quinze ans sans traitement. Pour de l'affichage, le PMMA suffit ; pour une protection anti-vandalisme, choisissez le polycarbonate.

Comment enlever une rayure sur un panneau plexiglas ?

Une rayure superficielle s'estompe au polish plastique appliqué au microfibre en mouvements circulaires. Une rayure profonde demande un ponçage à l'eau au grain 800, puis 1 200, puis 2 000, suivi de deux passes de polish. Le coulé se rattrape mieux que l'extrudé. Ne travaillez jamais à sec, la chaleur de friction fait fondre la surface.

Quelle épaisseur pour une plaque professionnelle ?

Le 5 mm est le standard pour un format 30 × 20 cm posé sur entretoises : il ne vibre pas et donne un effet de profondeur au chant. Le 3 mm convient si la plaque est collée en plein sur un mur lisse. En dessous, la plaque gondole et laisse voir la colle. Le 8 et le 10 mm sont réservés aux formats supérieurs à 50 cm.

Le plexiglas peut-il rester dehors toute l'année ?

Oui. Le PMMA est le plastique transparent le plus stable aux ultraviolets : il conserve sa transmission lumineuse pendant des décennies sans traitement particulier. Les points à surveiller sont la dilatation, qui impose des perçages surdimensionnés, et la grêle, qui peut fissurer une plaque fine bridée à ses quatre coins.

Mis à jour : septembre 2026.